Îles de France et d'ailleurs
des images de l'expo et du catalogue.
Une Exposition des oevres realisés a partir des
rencontres sociales et artistiques, récits et mémoires.
Un travail qui s'est construit et developpé grâce, en grande partie à l’Association Service Social Familial Migrants. Mon travail a porté sur la rencontre des migrants espagnols, arrivés en Frances dans les années 50 - 60. Qui ont participé à la construction de l'identité Francilienne mais qui sont aujord'hui oubliés, ils restent invisibles.
| Images issues du catalogue |
Mon texte dans le catalogue,
"Danser la vie"
A la maison d’Espagne on ne se
trouve pas devant un panorama triste ou un environnement de vieillesse, de
quiétude ou de calme. Dès que les portes s’ouvrent on peut entendre des rires,
des cris de joie, des amis heureux de se retrouver à nouveau.
Je venais danser avec eux. Ils
étaient une vingtaine. J'ai toujours été la bienvenue.
Ils m’ont acceptée, m’ont raconté leurs
histoires, leurs banalités quotidiennes, des blagues, leurs poèmes
préférés.
Alejandro, un excellent danseur
de 84 ans, au sourire d’enfant qui vient juste de faire une bêtise, adore discuter : il me décrit ses grands
enfants, la maison où ils habitent, ses rendez vous chez le médecin…
Toujours avec son sourire, il
sort de la poche intérieure de sa veste quelques photos un peu jaunies prises dans des dancings, images de lui en compagnie
de femmes. Il me dit qu’il y a un an, le
24 Janvier 2014 sa femme est décédée et que depuis, il se sent seul. Il baisse
le regard, puis sourit. Il me montre du
doigt Rosa, qui vient d’entrer. Il va la saluer, mais avant il se retourne et
me confie : Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais les Rosas ont un
impact énorme dans ma vie, je suis fou des femmes qui s’appellent Rosa !
Il l’invite à danser et me demande de les prendre tous les deux en photo.
Milagros, m’explique qu’elle
vient de Toledo, elle adore danser des Sevillanas, et essaie de m’apprendre
cette danse pleine d’énergie et de joie.
Elle écrit des poèmes, mais aussi
des blagues. Ses amies sont devenues son
public.
Antonia et son amie, elles font
du théâtre, ensemble, elles créent différents personnages drôles, et font des représentations
lors des événements organisés par la Maison d’Espagne. Antonia m’a montré
quelques photos.
Monserrat, Piedad, Jacqueline,
les beaux couples d’amoureux sont là
avec un cri de joie. Ils emmènent parfois leurs petits enfants danser, choisissent
leurs chansons préférées, ils dansent en groupe, ils créent des chorégraphies, aiment
les rythmes dynamiques, mais aussi les chansons romantiques. Ils parlent, chuchotent, se racontent.
Tous aiment le présent. Jamais on ne les entend parler du passé.
Pourquoi en parler quant on a
la possibilité d'être ici aujourd'hui ?
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| Photos de l'exposition |





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